La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


samedi 4 février 2017

Besoin d'air.

Je quitte la maison habillée chaudement pour une petite balade de moins d'une heure. Mon cœur de maman est lourd, pesant, tellement fatigué. J'ai juste envie de paix et de sérénité. De m'éloigner de ces soucis qui me pèsent. Et que tout rentre dans l'ordre. Et vite. 

Depuis quelques mois chaque semaine, chaque jour ou parfois même plusieurs fois par jour, il y a des choses qui s'ajoutent et coincent de plus en plus notre rouage de vie familiale. Notre vie avance cahotiquement. On croit qu'on en est sorti, que la vie reprendra son cours habituel, que ce souci sera enfin réglé. Et non seulement tout à coup il ressurgit, mais d'autres s'y rajoutent. Et nous revoilà, en tant que parents, a nous creuser la tête pour trouver des solutions (et ce serait plus facile si, avec mon Nommamoi, nous étions toujours sur la même longueur d'onde, mais ce n'est pas le cas). Nous essayons de gérer au mieux la situation pour que la vie familiale soit au plus zen malgré tout et que tout ne tourne pas autour de ces soucis. Et à prier. Mais il y a des moments où le découragement m'en enlève toute envie,... A quoi bon ?

Les muscles de mes épaules sont tendus, mes yeux au bord des larmes, je suis prête à exploser juste à l'idée d'une chaussette ou d'une tasse de café froid qui traînent, ou d'un couvercle de WC pas fermé. Encore une fois les chats iraient y boire et mettraient des traces de pattes mouillées brunâtres partout. J'en ai même marre de nos chats qui n'ont rien d'autres à faire que de miauler dans mes pattes ou de sauter sur le plan de travail quand  j'ai les mains pleines de pâte.

Et cette terrible phrase me passe par la tête : Mais qu'est-ce qui nous a pris d'avoir eu 4 enfants et 2 chats, quels soucis, ça n'arrête pas ! Puis, honteuse, je me dis qu'une grande famille, c'est merveilleux, et si ça ne l'est pas non-stop, c'est au moins passionnant et que, ouais, je referais pareil. Enfin, mmmmh, il me semble, je vais y réfléchir car je sais pas, cela dépend du moment où je me pose la question, en fait. Par exemple, si c'était au moment où j'ai fait une crise de nerf l'autre jour pour une remarque d'un de mes enfants qui m'a réclamé expressément un merci parce qu'il commençait à préparer le repas,  j'aurais répondu que je n'en aurais pas eu un seul :
- Est-ce qu'on me dit merci à moi ? Quand est-ce que c'était la dernière fois ? Je rame je rame j'essaie de trouver des solutions je cours partout et quoi ? Quelqu'un me dit merci ?

Bref, vous avez compris. Il est clair que c'est une période où je n'en peux plus. Je suis tout simplement à bout. 
Là, j'ai donc juste ce besoin intense de me ressourcer dans la nature, SEULE. De fuir loin de tout ça. De me reconnecter avec quelque chose qui roule. Sans couac. 

Mais voilà qu'un gars me suit avec son chien qui m'est tout le temps dans les jambes. Ils ne pouvaient pas prendre l'autre chemin et me laisser tranquille ?  Cela me casse les pieds et j'apprécie peu le ciel limpide et le soleil qui fait briller comme de multiples diamants la neige verglacée. Je suis dans un palais naturellement magique, et je m'agace !

Je prends de l'avance et le couple monsieur-chien a disparu de mes radars. Enfin je suis seule. Et je m'apaise. Petit à petit je sens moins la pression des soucis et je commence à remercier Dieu pour... ce que je vois. Les merveilles de Sa création. Il est là, je le sais, je le sens. Il prend soin de moi, de nous. Le soleil qui se lève chaque matin sans râler, les oiseaux qui chantent, et ces diamants gratis qui crissent sous mes bottes chaudes... tout cela me donne la Paix.

Mes épaules se détendent. Je respire à plein poumons et m'emplit de cette terre si belle. Créée pour nous accueillir. Pour nous montrer du doigt le Créateur, pour nous émerveiller même quand on est au plus bas. 

Oui, nous vivons des moments difficiles. Mais pas à pas, je réalise que nous avons de la chance car rien n'est irrémédiable.  Il y a la possibilité que ça devienne bien mieux et même que tout s'arrange. C'est un mal pour un bien qu'on m'a dit. Probablement. Je veux le croire. Je commence à voir tout ce qui va, tout ce qui fonctionne (notre chauffage ! la possibilité de payer nos factures ! nos amis ! mes bottes chaudes !). Et une bonne moitié, si ce n'est plus, de mes Zenfants sont sans gros souci. Vraiment. J'en ai même un exemplaire qui est amoureux, il est donc un peu éloigné de ce qu'on vit, là-haut sur son nuage. Et tant mieux pour lui. 

Reste la prière, notre entourage qui prie pour nous, (merci, tellement précieux !), l'espoir dans le Dieu des miracles qui guérit les cœurs et les êtres. Et qui veut nous apprendre quelque chose par ce qui nous arrive. L'école de la vie n'a pas de vacances, comme je l'ai lu quelque part.
Mais là j'ai besoin de vacances ! Help !

C'est comme si Dieu me répondait  :
- Oui, ça ne va pas comme tu le veux. Comme tu l'avais prévu. Mais laisse faire. Arrête de lutter. Lâche prise. Tu n'es pas un dieu. Fais juste le peu que tu peux et laisse-moi m'occuper du reste.

Mon cœur est apaisé. 

Je m'arrête et je m'assois encore quelque temps sur le banc devant chez moi offrant mon visage au soleil. Cette balade a remis mes idées en place. 
- Seigneur, je veux mettre ma confiance en toi ! Aide-moi, donne-moi plus de foi ! Tu connais ces situations. Tu as la solution. Tu vas nous aider. Tu nous aides déjà. Merci. 


Le p'tit mot spi
Marcher dans la nature c’est comme se trouver dans une immense bibliothèque où chaque livre ne contiendrait que des phrases essentielles.
Christian Bobin

Les chemins de Dieu nous semblent parfois bien sombres. Mais l’obscurité n’est que dans nos yeux, pas dans ses chemins.

Aucune constance, aucune difficulté, aucune épreuve ne peut m’atteindre à moins d’être d’abord passée devant Dieu et devant Christ. Et si, ensuite, elle arrive jusqu’à moi, c’est qu’elle vient avec un grand objectif. Alan Redpath

En effet, nous sommes sans force devant cette foule nombreuse qui vient nous attaquer et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi. 2 Chroniques 20 : 12

N’ayez pas peur et ne vous laissez pas effrayer devant cette foule nombreuse, car ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu. 2 Chroniques 20 : 15

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